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Il y a des instants dans la vie d’une femme où tout devient plus précieux.

Où chaque geste, chaque choix, porte en lui la mémoire d’un monde en devenir.

La grossesse est un de ces trésors.

En médecine chinoise, une sagesse millénaire nous guide.
Transmise avec passion, portée par l’amour de la vie et le respect du vivant, elle nous enseigne à accompagner chaque transformation avec justesse.
Elle éclaire les liens subtils entre l’alimentation, les émotions, et le développement de l’enfant.

Et dans cette tradition, il est un enseignement essentiel : le froid, en particulier lorsqu’il est ingéré, lèse la Rate.

Or, la Rate… c’est bien plus qu’un organe.
C’est la grande nourricière.
C’est elle qui transforme, transporte, élève.
C’est elle qui, pendant la grossesse, aide à maintenir les organes à leur juste place… et soutient le fœtus, lové au cœur de votre ventre.

Quand la Rate est affaiblie, ce maintien devient fragile.
Les appuis se dérobent.
Le centre vacille.

Et ce froid, qui entre par la bouche, descend jusque dans l’utérus. Il y dépose sa trace, ralentit la danse. Il s’installe là… où la vie veut grandir.

Froid dans la bouche, froid dans l’utérus.
Le développement du fœtus est entravé.
La formation de la vie souffre.
Le froid prend la place de la chaleur, là où l’élan vital devrait rayonner.

Pourquoi cela ?

Parce que nourrir la vie demande de la chaleur.
Parce que porter la vie, c’est devenir foyer, lumière, abri doux et vibrant.

Manger du froid… c’est comme souffler sur la flamme.
C’est éteindre peu à peu ce feu sacré, ce Yang précieux du Rein, si essentiel à la croissance harmonieuse du bébé.

Dans l’enseignement que nous recevons et transmettons, nous apprenons à protéger ce feu.
À chérir le chaud.
À cueillir chaque jour des gestes simples : bouillons réconfortants, repas cuits avec patience, tisanes infusées de présence.

Parce que la grossesse est un trésor.
Parce qu’elle mérite l’attention, la tendresse, et l’ancrage dans une harmonie régulatrice.

Et que la médecine chinoise, dans son humilité poétique, nous rappelle ceci : la vie pousse là où la chaleur l’invite.